HISTOIRES DE FANTÔMES

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HISTOIRES DE FANTÔMES.

Vers minuit, à la lueur de la chandelle, monsieur Henry Dickson, devant l'âtre où brûle des bûches d'érables et de vieux parchemins, se penche sur son écritoire. Tout est tranquille dans la grande maison, tout semble dormir et, soudain,
il y a ce bruit.

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23.10.13

396.92.11. MONSIEUR ADOLF HITLER PENSE À MONSIEUR WINSTON CHURCHILL QUI PENSE À MONSIEUR ADOLF HITLER QUI PENSE AU GÂTEAU D’ANNIVERSAIRE DE SA SECRÉTAIRE.

Pendant ce temps, à Londres, monsieur Churchill se regardait dans le miroir. Il avait encore grossi. 

Humpty Dumpty sat on a wall.
Humpty Dumpty had a great fall.
All the king's horses and all the king's men
couldn't put Humpty together again.


Les enfants sont si méchants.

Sur son bureau, il avait les dossiers de ses ennemis principaux. 

Adolf Hitler 1 m 74.  Un Juif. Au mieux, 1/8 de sang Juif.

Hermann Wilhelm Göring 1 m 68

Paul  Joseph Goebbells 1 m 66

Heinrich Luitpold Himmler 1 m 74

Martin Bormann 1 m 65

Berthold Konrad Hermann Albert Speer  1 m 90, 


Reinhard Tristan Eugen Heydrich 1 m 91. 


Benito Amilcare Andrea Mussolini 1 m 70


Joseph Iossif Vissarionovitch Djougachvili. 
Иосиф Виссарионович Джугашвили.
Joseph Staline
Иосиф Сталин  1 m 64

Franklin Delano Roosevelt 1 m 88

Il détestait tous ces gens. Et, particulièrement le dernier. 

L'Angleterre, la Grande Bretagne, le Royaume Uni, l'Empire Britannique sur lequel le soleil ne se couchait jamais était ruiné. 

Tous les jours, il recevait de nouveaux documents élaborant sur l'état de cette ruine. Détaillant ses symptômes comme une maladie terminale qui avait depuis longtemps dépassé le stade de la langueur. On en était au stade aigu, souffrant et douloureux.

On ne cessait de demander de l'$ pour la guerre, alignant des montants pharaonesques - on n'a pas idée de ce que peut coûter une guerre moderne tant qu'on n'en a pas fait une ou 2. Et l'Angleterre était en guerre depuis 2000 ans. Et à voir ces chiffres, qu'on lui présentait comme un enfant une liste de cadeau de Noël, lui, il ne cessait de voir ce qui lui manquait. 

Un avion moderne est hors de prix. Et on ne peut faire de la guerre sans avion. Et les avions de bois et de toile de la guerre précédente était ridicule. 

L'Angleterre était une île et depuis qu'elle avait gagné la bataille navale contre la flotte de Napoléon, elle gouvernait le monde. Tous les pays que pouvaient atteindre ces monstrueux voiliers de ligne. 

Et c'était la raison qui lui avait fait provoquer la guerre de 1914, afin d'empêcher l'Allemagne d'avoir une flotte concurrente qui lui aurait permis de concurrencer ses navires de fer qui avaient remplacés ses îles de bois. L'Allemagne avait perdu sa flotte. Coincée sur son continent, elle était comme le renard dans une chasse à courre. 

Mais personne n'avait prévu les horreurs que la science et l'industrie combinée pouvait infliger aux humains sur le champ de bataille. Il n'y avait plus rien de glorieux. C'était le nombre - il pensa aux hordes russe et chinoises se lançant dans la mêlée - et le nombre de morts - il pensa à ces millions de morts s'empilant et pourrissant sur la terre et sur lesquels il fallait courir sus à l'ennemi - qui gagnait. 

C'était le nombre de brevets d'invention qui gagnait.

Et, sans que personne ne s'en aperçoive, une absurde invention du passé, l'avion de papier était devenu une arme redoutable. Incompréhensible.

L'Angleterre était une île, comme les USA et leur continent. Mais une petite île si on comparait les 2. Elle était invulnérable protégé par toute cette eaux et sa flotte. Et il avait suffi de perfectionner le planeur pour que la distance ne compte plus. Ni les hasards des mers. On pouvait à tout instant, quand on le voudrait, atteindre cette petite île et la bombarder. Et elle ne pourrait rien faire. Sauf envoyer des avions similaires qu'elle ne possédait pas contre les avions qui arrivaient du continent européen. 

Elle était devenu le renard dans son terrier qu'on enfumait.

Du jour au lendemain, son immense flotte et ses myriades de canons qui pouvaient pulvériser des ports et des îles étaient de la ferraille. Pas encore, il n'allait pas se mettre à dos la Navy mais le rôle d'un homme d'État est de prévoir, pour cela voir loin. Si les avions actuels de l'Allemagne était insuffisant en nombre et en puissance, les suivants seraient plus perfectionnés. Les autres encore plus mortels. 

Et les auteurs de science-fiction parlaient - il y avait des images - d'avion avec des moteurs comme ceux des feux d'artifice. Des bombes avec des ailes et de semblables moteurs qui iraient sans besoin de pilote vers la cible immobile. toujours immobilisée, son pauvre pays.

Il avait provoqué et gagné la guerre de 1914 et les USA, les derniers arrivés, avaient comme au poker gagné la mise de tous les joueurs précédents. 

La France, insouciante comme toujours, avait pensé avoir gagné et n'avait découvert - partiellement - 21 ans plus tard, dans quel bas fond elle était tombée que lors de son effondrement inattendu et absurde lors du Blitzkrieg. 

L'armée la plus puissante de l'Europe qui tombait comme un ivrogne à la première poussée. Alors qu'il lui aurait fallu tenir 1 mois. Sacrifier quelques divisions qui lui aurait servi de bouclier en attendant de rameuter le gros de ses forces, même pas, quelques milliers d'hommes sur plusieurs millions auraient suffi. 

Une brigade, 5 000 hommes. Figée sur place. 1 jour. 1 semaine. Attendant que les hordes ennemies se brisent sur eux. Horde était un bien grand mot, car il n'y avait pas de réserve. Tout ce que l'armée Allemande avait de présentable était jetée d'un coup. Par simple attrition, une fois les premiers groupes brisés, anéantis, usés par la résistance, il ne serait plus resté que du vide. Supposons qu'au mieux, tout ce qu'ils auraient pu faire aurait été de fixer l'assaillant, de le figer sur place, chacun se construisant des tranchées, ce qu'il n'avait ue trop bien connu et expérimenté, comme un 14 en miniature, le temps de laisser l'arrière arriver, les troupes fraîches et celle de réserve. Incapable d'avancer ni de reculer, il ne leur restait plus que de se rendre. La guerre était finie avant même de commencer vraiment. Devant un tel échec, une telle démonstration d'incompétence, il ne serait plus resté à Hitler que de se mettre prématurément une balle dans la tête. Il y a des déshonneurs qui ne peuvent être vécu que par des sous-hommes.  

Untermensch, 

Puisqu'ils aiment tant se servir de ce mot.

Et, cette vermine de nazi, aurait perdu. 

On lui avait raconté que la tactique innovatrice des Allemands consistait à bombarder quelques villes pour mettre sur la route des milliers de fuyards qui bloquaient toute circulation des troupes. Des milliers de gens partaient pour aller sans le savoir vers le front tandis que d'autres milliers quittaient le front vers l'arrière. Et il fallait les convaincre de laisser passer les camions des quelques courageux qui avaient encore le goût de se battre.

Convaincre.

Les Allemands étaient très convaincants. 

Ils avaient des chars qu'on lançait sur les brèches. Les blindés utilisés en 14 mais que l'État-Major français (et anglais) voyaient comme des inventions de docteurs fous, dépensières de bons métaux et de bons pétrole et gaspilleuses d'obus et de balles - clairvoyance qui leur avait fait négliger la mitrailleuse en 14, aussi, pour la même raison. Mieux valait un bon vieux mousquet à 1 coup. Ou, guère mieux, une carabine à 1 coup. Tandis que les Allemands avaient compris toutes les possibilités mises à leur disposition par cette belle invention. Et, avant que l'esprit lent des États-Majors alliés comprennent ce qu'était vraiment que la mitrailleuse, des millions de morts couchaient sur le sol qu'on avait lancé à l'attaque de nids de mitrailleuse en pensant que la bonne volonté ferait mieux que force et que rage. Eux, face au déluge de feu et de balles, avaient compris bien avant tout le monde. 

Ils avaient aussi des stukas. Sturzkampfflugzeug. Des avions de combat en piqué qui plongeaient sur leurs cibles, sirènes hurlantes, mitraillant les quartiers des villes pour en faire surgir les foules et les lancer sur les routes. Et puis mitraillant les foules sur les routes afin de les rendre folles et imprévisibles, ingouvernables.

Et beaucoup de ces foules avaient par leur seule présence, leur masse compacte et leur panique empêché l'arrivée de troupes fraîches.

Il suffisait à un officier déterminé, d'aller au devant des camions de transport de troupe et de tirer en l'air pour attirer l'attention. Une fois, l'attention de la populace obtenue, on avertirait que si on ne quittait pas la route immédiatement pour laisser passer le convoi, la troupe tirerait autant qu'il le faudrait pour libérer cette voie. Il y aurait des protestations. Des gens raisonnables diraient qu'il y avait des vieillards en chaises roulantes, des infirmes et éclopées, des femmes avec des poussettes et qu'il faudrait les comprendre et les convaincre de quitter momentanément la voie. Des gens encore plus raisonnables objecteraient qu'il est du devoir de l'armée de protéger la population et non de la menacer. Argumentation intéressante. Mais l'armée n'avait pas prêtée serment à la populace mais à la nation éternelle. À la patrie millénaire. Aux gens du passé et du futur. Et si les gens du présent l'empêchait de faire leur devoir par leur désordre et leur accumulation, si leur entêtement à vivre et à circuler sur l'unique chaussée carrossable disponible faisait que les renforts arriveraient trop tard sur le front. Ce retard ayant permis à l'ennemi de s'implanter durablement, d'avancer dans le pays, de vaincre, si le Diable le permettait. Il pouvait de ce fait les considérer comme des traîtres aidant l'ennemi. Et les abattre sur place. Alors les gens comprendraient et se déplaceraient dans les champs en attendant que le convoi militaire passe ou ne comprendraient rien. S'attendant à parlementer rangées par rangées, chaises roulantes, poussettes, carrosses.  Il donnerait l'ordre de tirer sur le premier rang des passants. Quelques dizaines de morts suffiraient pour que le reste de la colonne de réfugiés comprennent. Plus tard, on pourrait le juger pour crime de guerre mais son geste déterminé aurait suffi à la gagner cette guerre. Et le futur ne concerne pas les soldats mais les politiciens. Quant à la morale. Il y a des prêtres dont c'est paraît-il la vocation ?

Dans une guerre, il n'y a qu'une chose qui compte: gagner. Peu importe les moyens. Personne ne tiendra compte des perdants et des malheurs ou des injustices qu'ils auront subi. Les gagnants écriront l'Histoire sur les cercueils des morts.

Monsieur Hitler, qui jouait au poker, avait jeté sur le tapis, dans un coup de bleuf, toutes ses forces, celles qui étaient montrables en public. À peu près rien. Au grand désespoir de l'État-Major Allemand, ces gens sérieux, qui tenaient à ce rien qu'ils avaient réussi à créer et conserver malgré les traités interdisant le réarmement et la remilitarisation de l'Allemagne. Rien , source de tant de possibilités futures. Eux, préparaient leurs coups longtemps à l'avance, en étudiant toutes les possibilités. Et, ce politicien amateur, en sacrifiant quelques généraux pessimistes - même pas en les tuant à la Staline, en se servant de son maître de la propagande pour mijoter un petit scandale qui les obligerait à prendre leur retraite et panser leurs plaies - avait gagné. Il avait comploté. Été meilleur stratège qu'eux tous. Et avait gagné toute la table. Un pays entier. Le plus riche de l'Europe.

Lui, sir Winston Leonard Spencer-Churchill, petit-fils du 7 Duc de Marlborough. Son ancêtre John Churchill, 1 e  duc de Marlborough, devait s'abaisser à supplier ces parvenus d'Américains. Descendants de fanatiques et de pouilleux qu'on avait été bien content d'expédier au loin dans le premier bateau venu, en espérant qu'ils se noient dans la traversée. 

L'Angleterre était remplie de châteaux somptueux dont les propriétaires aussi nobles qu'ils soient étaient incapables de faire face aux dépenses d'entretien. Il leur fallait donc supporter les touristes qui visitaient les lieux, habitaient dans les chambres inutilisées comme dans un hôtel. 

Le riche oncle d'Amérique viendrait encore une fois à leur secours.

Et, encore une fois, se servirait la première en prenant de gros morceaux d'Empire. 

On aurait aimé qu'elle ait de bonnes manières, vienne délicatement sans trop faire voir ou démontrer qu'elle était indispensable et que sans elle. Et reparte le plus vite et le plus discrètement possible. Se contente de mercis, de certificats honorifiques et de jolies médailles comme des bons soldats. 

Mais les banquiers qui gouvernent cette nation par politicien interposés, enverraient leurs pauvres se faire tuer (les pauvres aiment se faire tuer gratis pour les riches, c'est un de leurs charmes) et réclameraient des loyers pour leur personnel.

L'Amérique n'était pas encore entrée en guerre, attendant encore comme en 14, le moment de rafler la mise en sacrifiant des blancs pauvres et des nègres. Il lui fallait que tous les autres joueurs soient épuisés. À bout. Ruinés. Ils arriveraient ainsi comme un sauveur. Un banquier proverbial oncle riche. 

Pour le moment, à l'abris de ses mers, avec les richesses du continent qu'elle contrôlait comme son empire privé, elle subventionnait les joueurs selon les caprices des différents conseillers du président. 

Tous les joueurs. 

Sans avoir d'opinion ou de préjugé, émotions qu'on laissait aux journaux populaires.

Donnant aux Russes, aux Anglais et même aux Allemands, grâce à la filière Suisse. 

Car, dans le bureau du président, on n'avait pas encore décidé sur quel joueur miser. On connaissait l'état des finances anglaises. L'Angleterre était un malade en survie artificielle. Le malade de l'Europe. L'Allemagne était la grande puissance du moment. Et la Russie le principal adversaire de tout le monde. Officiellement, alliée de tous les ennemis du Reich. 

Si on avait pu laisser ces 2 joueurs s'entretuer tout en regardant le spectacle et en pariant comme sur un combat de chien, on l'aurait fait. Mais si l'Allemagne tombait, la Russie avalait l'Europe. Une victoire à la Gengis Khan. 

Donc

Une seule chose comptait, que l'URSS ne gagne jamais. Mais il fallait aussi éviter que l'Allemagne gagne trop. Et surtout pas l'empire Russe. Qui contrôle l'Europe contrôle le monde. Surtout, si en cadeau, on a le pétrole Arabe. 

Le but de l'Allemagne dont les espions et les diplomates pullulaient en sol américain était que l'Amérique n'entre pas en guerre. Encourager par tous les moyens les isolationnistes yankee. 

En quoi cette guerre la concernait-elle ? Elle était le partenaire commercial de tout le monde. Leur pays était en paix. Tout ceci se passait loin. Trop loin. Les Européens voulaient se battre encore une fois, comme depuis des centaines de fois ces derniers millénaires, que le meilleur gagne. 

Laissons la loi du Marché de l'Histoire ou le Darwinisme social l'emporter. 

La victoire de l'un serait le signe que Dieu était de son côté - doctrine Calviniste bien comprise dans ce lieu où on adorait l'$ et les riches, les anges de Dieu. Et le perdant démontrait comme tous ces pouilleux de nègres qu'on laissait crever que Dieu n'aime que les forts et les puissants et déteste les faibles, les malades, les infirmes et les faibles et les femmes.  

Car à celui qui a, l’on donnera et il aura du surplus, mais à celui qui n’a pas, l’on enlèvera même ce qu’il a. Comme disait Jésus.

Le but de l'Angleterre, au contraire, qui avait envoyé ses meilleurs agents d'influence en sol américain était de convaincre les médias et tous les gens influents qu'il était de leur intérêt non seulement de soutenir l'Angleterre. Les mots étaient utiles. Et les bonnes intentions. Mais d'aller plus loin en envoyant des armes, des chars, des avions, des sous-marins et des bateaux. Mais aussi, entre gens du même sang, de s'unir dans cette croisade pour la liberté.

On mettrait en relief leur histoire commune et leurs intérêts, en oubliant les péripéties si ancienne du Boston Tea Party de 1773, la Révolution Américaine de 1763, la guerre d'Indépendance des États Unis d'Amérique de 1783 et le traité de Paris et l'Indépendance Américaine. Toutes ces choses qui divisent au lieu d'unir.

Tous ces traîtres, terroristes et conspirateurs qu'il aurait fallu fusiller si un véritable chef - il pensa à lui - avait commandé à ce moment. Et, à commencer par ce Goerges Washington qu'il voyait très bien gigoter en haut d'une corde de gibet avant qu'on le descende de son perchoir pour l'éventrer à vif, l'étriper, lui sortir tout ce qu'il avait de tripes et d'organes inutiles - il ne s'en servirais plus désormais - et lui amputer tous les membres un à un avant de les faire bouillir ou frire comme on faisait pour les régicides. 

Sédition. Haute trahison. Tentative de régicide. Coup d'État. 

Une simple décapitation était trop de délicatesse.

Il y avait aussi l'expulsion des 100 000 Loyaliste et la confiscation de leurs biens, tous ces braves gens émigrant au Canada ou aux Antilles. Le Canada étant une des colonies qui restaient à l'Empire et qui avait été toujours fidèles dans ses entreprises, depuis la Guerre des Boers. Et les diverses tentatives des expansionnistes ricains de refaire le coup du Texas au Nord. Il recevait des hommes mais ce n'était pas assez. La guerre est une grande mangeuse d'hommes, on ne pouvait plus se contenter de volontaires et il fallait la conscription. 

Que ces restants de trouillards français retranchés au Québec protestent, on leur tirera dessus. On aurait dû les mettre de force sur des radeaux et les envoyer au large. Encore une fois, il avait manqué de mains ferme et d'esprits énergiques.

Donc les espions Anglais essayaient d'influencer l'opinion de l'Amérique et avec le peu d'$ à leur disposition d'acheter les politiciens Américains aimant l'$ au point de trahir leur pays.

Tandis que les espions Allemands essayaient de faire pareil mais en visant des intérêts différents. Il fallait que les États-Unis restent en paix. Le pacifisme était une merveilleuse chose. Sitôt que cette affaire délicate et désagréable qu'était la guerre serait terminée, quel meilleur partenaire d'affaires pourraient-ils avoir de mieux qu'une Allemagne Unie. Une Grande Europe Unie, elle aussi, en paix pour 1000 ans. Et l'Allemagne était riche de tout l'or pillé chez les vaincus, elle ne faisait que refaire ce que les vainqueurs avaient toujours fait - malheur aux vaincus - et les Allemands avaient une trop haute idée de leur mission civilisatrice pour se soucier des biens matériels. Seul l'esprit qui peut tout est important. Et si on avait de l'or en surplus, on pouvait le donner à toute personne nécessiteuse qui le voudrait. Et quoi de plus avide qu'un politicien cupide et nécessiteux qui n'a pour lui comme unique bien à vendre que son vote lors d'un projet de loi utile et allant dans le sens de l'Histoire.

Et les espions Russes qui pullulaient dans toutes les universités essayaient de convaincre les intellectuels déjà convaincu de la volonté de paix de la Russie de Staline et de la bonté du petit père des peuples, que si la Russie était pacifique et ne demandait et n'offrait que la paix. Pour le moment, elle était menacée par une terrible menace - diabolique - et même si elle était mal aimée, pour des raisons étranges et qu'elle comprenait mal, il fallait qu'on l'aide, par tous les moyens possibles. Car elle seule pouvait retenir la force Allemande lorsqu'elle se lancerait inévitablement sur ses terres. Là, on avait lu le best seller de monsieur Hitler qui avait très bien décrit dans son roman de science fiction politique ce qu'il ferait si par le plus grand des hasards il sortait de prison et se remettait à faire de la politique. Et on y avait cru.

Il fallait aussi que les USA entre en guerre. Et ouvre un second front.

Pas en Grèce comme le réclamait l'Angleterre qui ne voulait ainsi que protéger ses colonies et les dépouilles de son empire.

Et, on laissait deviner en sous-texte, puisqu'on était entre intellectuels, que si les USA n'aidaient pas la Russie, la Russie comprendrait qu'elle seule pouvait décider de sa survie et à sa façon et on le ferait sans arrière pensée ni morale exagérée, on ferait alliance avec l'Allemagne. La Russie et l'Allemagne n'étaient-elles pas des puissances pacifiques et civilisatrices? Qui pourrait dire le contraire? 

Et on avait deviné le petit jeu de quelques politiciens Yankee, de laisser l'Allemagne et la Russie s'étriper et d'attendre pour savoir qui gagnerait. Et qui perdrait suffisamment. Et si la Russie perdait, perdait suffisamment, on s'allierait avec l'Allemagne pour porter le coup de grâce et mettre enfin un terme à 20 ans de communisme. 

Mais était-il de l'intérêt des USA de voir l'Allemagne dominer l'Europe, les plaines de l'Est  jusqu'à l'Asie pour 1000 ans ?

D'assister à la naissance d'une nouvelle Rome. Dont elle serait inévitablement la colonie ?

Et si la Russie gagnait. On avait entendu - la Russie avait autant d'espions que tous les autres réunis - que les USA s'allieraient aussi avec l'Allemagne pour éviter la contagion Russe et empêcher les hordes slaves de déferler jusqu'à la Manche. 

Il y a si peu de différence entre le capitalisme et le nazisme.

La Russie n'avait pas d'or à donner aux politiciens nécessiteux mais toute sa bonne volonté. Et une édition reliée du Capital de Karl Marx. Dédicacée.

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État 1. 23 oct. 2013

État 2. 29 nov. 2013

Ici, se termine une série d'images où on voit monsieur Hitler, plus vieux. Et plus «réel». Cette séquence a commencé avec un flash back, montrant la vie de l'homme dans la cheminée (le tas d'os). Ce qu'il avait été. Ce qu'il fera. ce qu'il essayera de faire. Ce que nous découvrirons sous peu. 

On a appris qu'il était un tireur d'élite (tueur) au service des services secrets anglais (d'Angleterre). Sa cible était monsieur Hitler. On lui a interdit de le tuer alors qu'il était en position pour ce faire et qu'il pouvait le faire. D'où frustration et incompréhension. 

On a donc une série d'images le concernant. Puis, une autre concernant la cible: monsieur Hitler. 

Quelques temps plus tard, on reviendra au tueur. Mais on ne sait pas quand puisque rien n'est encore écrit à ce moment. 29 nov. 2013.

386.82.1. - 396.92.11

Donc 11 images.