HISTOIRES DE FANTÔMES

__________________________________________________________________________________________________

HISTOIRES DE FANTÔMES.

Vers minuit, à la lueur de la chandelle, monsieur Henry Dickson, devant l'âtre où brûle des bûches d'érables et de vieux parchemins, se penche sur son écritoire. Tout est tranquille dans la grande maison, tout semble dormir et, soudain,
il y a ce bruit.

___________________________________________________________________________________________________

11.9.13

338.34

Henry Dickson pardonnait à la faible femme

Parce qu’il était bon

Il était comme ça monsieur Dickson

Il lui pardonnerait parce qu’il était bon

Elle avait fait ce qu'elle avait fait parce qu'elle ne pouvait faire autrement.

À condition qu’elle ne recommencerait plus.

Et elle se traînerait à ses pieds.

À ce moment, il se mettrait à chanter. Probablement en italien. Ou en allemand.
Personnages clichés indémodables. Elle chanterait aussi. À genoux. En tendant les mains jointes au bout de ses petits bras, implorant le ciel.

Et lui. Représentant du Ciel et de Dieu et de l'État sur Terre.

Et la clémence de monsieur Dickson.

Tant qu’à être des caricatures d’humains qui sont eux-mêmes des caricatures d’animaux.

Selon la logique Loft Story.

Sauf qu’il s’en foutait.

Et l'opéra qui passait à la TV s'étirait. A l'époque où on l'avait écrit, les gens n'avaient rien à faire et pouvaient passer 4 heures ou plus à regarder des gens vivre.

C'était un DVD de la petite blonde qui aimait ces étranges spectacles. Il avait placé le disque dans le lecteur comme s'il allait soudainement découvrir ce qui pouvait bien l'intéresser.

Lui, voyait une sorte de vaudeville de Georges Feydeau au ralenti et chanté et elle voyait autre chose. Mais il ne savait pas quoi.

*

11 septembre 2013. État 1