HISTOIRES DE FANTÔMES

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HISTOIRES DE FANTÔMES.

Vers minuit, à la lueur de la chandelle, monsieur Henry Dickson, devant l'âtre où brûle des bûches d'érables et de vieux parchemins, se penche sur son écritoire. Tout est tranquille dans la grande maison, tout semble dormir et, soudain,
il y a ce bruit.

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14.5.14

472.169. OÙ IL EST DÉMONTRÉ QUE LORSQUE TOUT VA MAL OU PAS AUSSI BIEN QUE L'ON VOUDRAIT, VIRGULE, LES CHOSES PEUVENT ALLER EN EMPIRANT.

Mercredi 14 mai 2014 presque l'heure du souper.

Monsieur Dickson qui avait remis le rapportage de livres à la bibliothèque municipale pour une raison dont il ne se souvenait pas avait été rappelé par la bénévole spécialisée dans les retards - on faisait très bien les choses dans cette institution - aider la mémoire défaillante des personnes vieillissantes.

Comme la biblio était ouverte ce soir-là, il irait puis il irait souper avec un ami. 

Comme prévu, il déposa les livres. Ne savait pas quel titre avait été terminé par la petite blonde et quel devait être prolongé, il lui laissa cette initiative. 

Il y avait prochainement une exposition de peintures.

Il salua la charmante équipe de bénévoles qui le salua et s'en alla souper. 

Fit un détour pour aller chercher son ami qui n'allait pas bien. Il divorçait pour la seconde fois. Il y a un dicton qui dit que les gens ordinaires font leur expérience eux-mêmes et apprennent - pour les plus sages d'entre eux - ou ceux qui survivent - à ne pas faire 2 fois la même erreur. Les plus intelligents observent et prennent l'expérience des autres.

Il savait donc qu'il ne fallait pas se marier.

Encore moins avec une femme.

Les femmes ne devant se marier qu'avec des femmes.

Les seules qu'elles comprennent et qui les comprennent. Une incompatibilité totale d'opinion et de points vues régnant entre les 2 autres espèces. Rendant problématique toute union. Qui ne devait être entreprise qu'avec la plus grande prudence.

Et, surtout, éviter de se comprendre et ne même pas faire d'effort d'essayer. Comme on ne se comprendra pas - étant de 2 espèces différentes - on fera inévitablement des erreurs d'interprétation. Et comme on n'aura même pas conceptualisé le concept de l'incompréhension mutuelle, on croira donc se comprendre, avoir entendu quelque chose ou dit clairement quelque chose qui vous est retourné avec l'image des miroirs grossissants ou tordu des roulottes d'horreur des cirques de foires commerciales. Illusions qui finissent au pire par se matérialiser sous la forme de meurtre d'un des 2 protagonistes de l'expérience théâtrale. L'instrument du meurtre variant du poison à l'étouffement par oreiller ou coussin à la cordelette de rideau, du fil de téléphone quand les téléphones en avait encore ou du couteau de cuisine, de chasse ou la hache ou le bon vieux fusil de chasse.

Et ne pas avoir d'enfant.

Erreurs qu'avaient fait 2 fois son ami. 2 épouses et 5 enfants de 2 mariages. Avec celui qui venait de sombrer. 

Rôdaient donc autour de sa maison un banc de requins avocassiers affamés.

Il était pourtant policier - les travailleurs sociaux utilisés dans les cas les plus graves - et avait donc vu une grande partie des possibilités offertes par l'espèce et la société - n'y avait rien compris ou avait pensé que ceci ne s'adressait pas à lui. 

Et pourtant, il s'en allait vers un troisième mariage. Le second ayant échoué sur le récif traditionnel et folklorique de la maîtresse qui appelle à la maison par «erreur». Une seconde «erreur» du même genre éveillant l'attention de l'épouse la plus assoupie.

Bref, il avait besoin de se changer les idées.

Une bière. Ou plusieurs. Une partie de hockey sur grand écran. L'équipe des Canadiens perdait mais aurait pu gagner. Ce qui changeait de leur torpeur habituelle. Celle des années passées. Ces millionnaires s'intéressant plus au golf l'été qu'à la patinoire l'hiver. Et pourquoi se seraient-ils forcés puisqu'ils étaient payés qu'ils gagnent ou perdent. Au pire, on sacrifiait l'entraîneur. Moins payé. Moins indispensable. On le remplacerait par un autre qui supplierait à son tour ces vedettes léthargiques de faire un petit effort pour leur public. À 100 $ le billet, les spectateurs du stade commenceraient bientôt à jeter des souliers ou des bottes (respectant le thème de l'hiver, du froid et de la glace).

Finalement, les Canadiens gagnent.  Pour le CH, après 21 ans de défaites, la chance d’atteindre la finale de la Coupe Stanley.


Il est toujours étrange de parler de hockey quand il n'y a plus de neige nulle part. Sauf bien au nord. Aussi son ami parlait de ses projets futurs. Le marathon de Montréal. Depuis 10 ans qu'il y participait, augmentant son rang et sa moyenne. Là, cette année, il visait la première place. Comme disait son père: dans ce monde, il n'y a pas de place pour les perdants ni les derniers.

Marathon Oasis Rock ‘n’ Roll de Montréal

Dimanche 28 septembre 2014.

La publicité répercuté par l'esprit attentif de son ami affirmait que cette course faisait partie de la Rock‘n’Roll Marathon Series. La plus grande série de courses au monde. Plus de 500 000 coureurs chaque année.

Départ. Pont Jacques-Cartier. 8.30 am

Arrivée. Parc La Fontaine

Temps limite pour compléter le marathon est de 6 heures

Son ami qui était en hyper-forme eut une pensée - mais pas longtemps - pour les femmes et les infirmes en chaise roulante qui tiennent malgré tout à courir.

Y eut-il un moment d'émotion.

C'est vrai qu'il ne faut pas s'occuper des perdants. Les femmes et les infirmes. Ils ont leur monde à eux.

Le règlement signalait que dépassé les 6 heures normales, les marathoniens devront soit terminer sur les trottoirs ou prendre le véhicule d’abandon et aucun temps ne sera enregistré à l’arrivée.

Ce qui ferait baisser la moyenne de la compétition. Ainsi, en classe, on décourage les perdants nés de passer les examens. Ce qui est décourageants pour les ministres, le ministère, les commissions scolaires, les parents d'élèves qui cherchent à placer leurs rejetons et voient la liste des écoles de la province en compétition avec toujours Brébeuf en ligne 1. Collège privé, chic, des Jésuites. Où on forme depuis des générations les chefs de demains. Les esclaves étant formés ailleurs.

Tous les participants âgés de 18 ans ou plus auront droit à une bière Michelob Ultra gratuite. La seconde est vendue. 

Après la course, rendez-vous à l’Aire des retrouvailles pour rejoindre vos parents et amis et profitez de la musique et des rafraîchissements qui y sont offerts. Située dans la section nord du parc La Fontaine, tout près du terrain de baseball et des courts de tennis, le long de l’avenue Émile-Duployé.  De grandes affiches avec des lettres de l’alphabet permettent les regroupements si on est encore assez en forme pour se souvenir de son nom. 

Choisissez une lettre et prévenez vos parents et amis afin qu’ils connaissent le point de ralliement.

2916 participants

2070 hommes

762 femmes 

Temps moyen de : 4:11:24.8

Donc, utile de ne pas compter au-delà de 6 heures car cette compétition est aussi en compétition avec d'autres compétitions.

42 kilomètres

Le gagnant, premier sur 315 a fait 2:18:42.4

Catégorie homme 30-34

Il y a aussi des Meneurs d’allure officiels!

Ouaaah!

Vous voulez vous assurer de franchir la ligne d’arrivée en atteignant votre objectif de temps? L’équipe des Lapins du Marathon de Montréal vous y mènera!  

Tous les meneurs d’allure officiels tiendront une pancarte avec le temps prévu et porteront des oreilles de lapins.  

Meneurs disponibles pour les distances et temps suivants:

3:30, 3:45, 4:00, 4:15, 4:30,  4:45

Il n’y a pas de division pour les fauteuils roulants à cet événement. Cliquez ici pour soumettre une question concernant les fauteuils roulants.

Dans son métier, il en avait vu pas mal et quoiqu'on dise, être flic est plus sûr qu'être mineur. Et on ne parle pas des mines d'amiantes des années 40.

Mais son objectif était plus élevé. New York.

Il avait mis en app sur son téléphone portable un chrono qui indiquait qu'il restait 170 jours, 17 heures, 209 minutes et 20 secondes avant la marathon de New York

9:40 a.m. la première vague

The 2014 TCS New York City Marathon will take place on Sunday, November 2, 2014.

Mais avant d'aller à la Mecque, il fallait vaincre le premier dragon. Et il s'était fait faire une copie du diplôme ou quelque chose comme ça donné au gagnant de l'année dernière. L'espace était vide pour le sien.

Il la gardait sur lui. 

Et il ferait encadrer la sienne comme les autres. Mais s'il était le premier, il ferait faire un montage - le prix ne comptait pas - où serait réuni sur un seul cadre, comme dans une grille de BD, tous les autres documents. Avec en haut, le premier. Le seul qui valait la peine.

Si son père n'était pas mort. Du cancer. La maladie des perdants. Il l'aurait invité. Mais il ferait comme si. Comme si le fantôme de son père serait là et il lui montrerait. 

Là.


En sortait de la Cage aux Sports, le soir, son ami se souvint qu'il devait apporter un dossier à son supérieur. Chez-lui. Pourquoi ne pas passer faire un tour chez une super-police ?

Son ami alla porter le dossier dans la maison et monsieur Dickson attendit dans la Jeep.

Il attendit longtemps.

À un certain moment, le temps cesse d'être une unité de mesure neutre pour passer au stade psychologique. Remettre du papier ne prend pas autant de temps. Son ami ne semblait pas avoir quitter les complications des femmes pour la simplicité Spartiate des hommes. 

S'ils avaient des plans à échafauder pour une mission quelconque, son rôle n'était pas d'attendre dans le parking qu'on se souvienne de lui. Les taxis ne manquant pas. Disponibles 24 heures par jour. 

Ce n'était pas les crapules à attacher qui manquait. On était en pleine commission Charbonneau faisant défiler crapules fonctionnaires, ministres, industrieuses et syndicales. Tout ce joli monde s'entendant pour détrousser le payeur de taxe. Celui-ci, méritant son sort, venait de réélire l'équipe de crapules professionnelles. Il y a probablement un ordre des choses de la nature qui échappe à l'esprit éclairé et qui est entendu par l'esprit simple. Comme certains papillons de nuit sont irrésistiblement attiré vers la lumière ou la toile d'araignée où brille quelques gouttes d'eau.

Il alla donc sonner à la porte pour dire qu'il s'en allait. 

On mit un certain temps à venir lui ouvrir.

Un homme qu'il ne connaissait pas. Qui aurait pu être un flic. Personne d'autre ne venait. C'était probablement le supérieur de son ami. Comme il ne voyait pas celui-ci, monsieur Dickson pensa qu'il était probablement quelque part, à boire ses soucis. Les femmes selon elles mangent leurs émotions. Il avait déjà commencé à bien boire à la Cage aux Sports. Et il avait commencé à lui parler de sa femmes et, pire, de ses émotions. Il devait être probablement quelque part en train de faire la même chose avec son chef lorsqu'il était arrivé ce qui interrompit la séance de confessionnal. Après tout, ça faisait parti du devoir d'un chef d'entretenir un moral convenable parmi ses subordonnés. À l'armée, à la police et parmi les pompiers, on ne l'entendait pas ainsi jusqu'à ce qu'il y eut une série de suicide par pendaison ou armes à feu. Les hommes qui faisaient ce genre de métier n'étant plus de la même trempe que les anciens. Chaque service avait son psychologue attitré. Ou un spécialiste référé par la compagnie d'assurance qui préférait payer que de voir un client partir pour des années en dépression ou se suicider ou amener sa famille en voyage en Enfer avec lui. Si le technicien du cerveau pouvait remettre d'aplomb la délicate mécanique cérébrale et le faire retourner à son service à peu près normal, ça coûtait moins cher à l'entreprise et aux clients. 

Monsieur Dickson lui dit qu'il devait partir et que si son ami n'était pas en état de voyager, il le laisserait là.

Le chef lui dit qu'en effet, il allait mal. Il n'était pas en état de conduire. Et même d'être passager dans un taxi. L'alcool rend certaines personnes agressives. 

Il était en train de lui parler de sa femme. Il savait ce que c'était. Il venait de divorcer lui-aussi. Les femmes sont compliquées. 

_ Oui, les femmes sont compliquées.

Sur ces sages et définitives paroles, il s'en alla. Ou presque. Le chef lui dit qu'il le ferait coucher sur le divan et, demain, lui suggérerait qu'un taxi le ramènerait chez lui ou au bureau, selon l'état où il serait.

À ce moment, monsieur Dickson qui venait d'entrer dans la maison et n'avait plus besoion d'y être, s'en allait et tournait le dos à l'autre pour ouvrir à nouveau la porte.

Et l'autre, le chef, était derrière lui et lui parlait. 

Tout était donc parfaitement normal.

Compte tenu des circonstances.

Et des femmes compliquées qui font de la vie des hommes simples et ordinaires un Enfer.

À ce moment, une petite lumière dorée vola devant les yeux de monsieur Dickson. Ronde. Petite. Brillante. Venant de la direction de son épaule gauche et s'en allant devant lui vers la droite. 

Monsieur Dickson sacra.

*

État 1 - 14 mai 2014

*

Image. file:///C:/Users/Biblio.%20St-Michel/Downloads/3-Marathon.pdf

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8.5.14

471.168. LA GUILLOTINE ET VOUS !

Jeudi 8 mai 2014. 1 h. pm.

Dans l'ordinateur:

1


Mercredi, 30 Avril, 2014

060 - Saint-Truc- de M*achin
18, avenue Saint- Truc - C.P. 217
Saint- Truc-de-Machin  (Qu*ebec)
A0C 210

          Mme. Petite Blond*
          8, rang 3, 
          Saint- Truc-de-Machin Qc
          A0C 210

Message automatique, ne pas r*epondre s-v-p.

Bonjour,

Ceci est un message de votre biblioth*eque municipale pour vous informer que le pr*et des documents suivants arrive *a *ech*eance. 

Pour conna*itre les heures d'ouverture de votre biblioth*eq ue, consulter le s*te 

Vous pouvez renouveler ces documents et consulter votre dossier en ligne au "www.mabibliotheque.ca/cnca"

puis cliquer sur le bouton

"Mon dossier d'usager".

Veuillez noter qu'il est impossible de renouveler un document r*eserv*e par un autre usager, un document tarif*e, un document demand*e en Pr*et entre biblioth* eques ou un document que vous avez d*ej*a renouvel*e *a deux reprises.

     Camille Claudel & Rodin : la rencontre de deux destins : 

[exposition /
     organis*ee par le Mus*ee national des beaux-arts du Qu*ebec avec le
     mus*ee Rodin de Paris et en collaboration avec le Detroit Institut of
     Arts et la fondation Pierre Gianadda de Martigny ; commissariat, Yves
     Lacasse, Antoinette Le Normand-Romain].
     Lacasse, Yves, 1955-,
      Dû:3/5/2014,23:59 

Merci et bonne journ*ee!

Et ça: 

2

Mercredi, 7 Mai, 2014

060 - Saint-Truc- de M*achin
18, avenue Saint- Truc - C.P. 217
Saint- Truc-de-Machin  (Qu*ebec)
A0C 210

          Mme. Petite Blond*
          8, rang 3, 
          Saint- Truc-de-Machin Qc
          A0C 210

Message automatique, ne pas r*epondre s-v-p.

Bonjour,

Ceci est un message de votre biblioth*eque municipale pour vous informer que le ou les documents suivants sont en retard; bien vouloir les retourner le plus rapidement possible. 

Noter que les pr*ets en retard ne peuvent *etre renouvel*es  via notre site web. 

Merci et bonne journ*ee!


3

Et un courriel du site http://www.jesuisfeministe.com lui demandant un texte en retard. 

Et des ajouts aux «12 suggestions pratiques destinées aux hommes qui se trouvent dans des espaces féministes» http://www.jesuisfeministe.com/?page_id=1792

«nous n’apprécions généralement pas que des hommes traitent des enjeux qui nous affectent sérieusement comme s’il ne s’agissait que de simples exercices intellectuels.»

«Il est extrêmement peu probable que vous ayez reçu, grâce à l’«intelligence supérieure de votre organe», une brillante révélation qui aurait échappé aux femmes depuis des siècles.»

«Et ne vous plaignez pas si vous sentez que vous ne recevez pas suffisamment de crédit pour le simple fait d’agir comme un être humain décent.»


«si vous vous sentez attaqués par le féminisme, 
c’est probablement une contre-attaque.»

*

Il y avait la liste interminable des livres en retard. 

La petite blonde était bénévole à la bibliothèque municipale et avait probablement des passe-droit mais le système informatique ne l'entendait pas ainsi. 

Elle avait laissé une note - post-it jaune sur le frigo inox - demandant à monsieur Dickson de rapporter ses livres. 

Parce qu'elle les avait déjà renouvelés plusieurs fois et le nombre de renouvellement autorisé était dépassé. L'ordinateur faisait une indigestion. Il fallait les remettre pour satisfaire le système informatique et les réemprunter plus tard. Quelques minutes plus tard, si personne d'autre n'en voulait. 

Comme elle était bénévole dans le comité directeur, elle avait décidé ou aidé à décider des règlements dont un qui l'intéressait: permettre aux bénévoles d'emprunter 100 livres à la fois. Ce que certains pourraient trouver exagéré. 

Heureusement, monsieur Dickson n'en avait pas tant à ramener au bercail.

Comme elle faisait aussi parti du comité d'achat, elle passait une partie du budget dans des livres un peu étranges qui lui plaisaient.

Pour des livres encore plus étranges ou destinés à des esprits particuliers, comme elle faisait parti du comité de prêts entre bibliothèque, elle pouvait demander et recevoir des autres bibliothèques d'autres sortes de livres. Plus bizarres que ceux achetables grâce au comité d'achat mais moins étranges que ceux qu'en tant que bénévole membre du comité d'orientation  de la bibliothèque - privilège dont ne disposait pas les particuliers à moins d'être chercheurs de haut niveau - provenant de la Grande Bibliothèque de Montréal, des Archives Nationales du Québec et du Canada. Des bibliothèques universitaires et des ministères provinciaux et fédéraux. Des bibliothèques de la police de la Sûreté du Québec, de la Gendarmerie Royale du Canada, de l'Armée Canadienne - Défense Nationale, des services secrets canadiens - Service Canadien de Renseignement et de Sécurité - CSIS/SCRS.

Qui ne risque rien n'a rien. Tel était une de ses devises.

Un jour, lorsque lire ce qui a déjà été publié ne la satisferait plus, elle les écrirait elle-même.

Si Dieu ou le Diable ou ce qu'on voudra, lui prêtait vie !

Monsieur Dickson qui l'admirait - parfois - la voyait très bien en madame Marguerite Yourcenar ou Marguerite Antoinette Jeanne Marie Ghislaine Cleenewerck de Crayencour - avec un tas de médailles - écrivant la vie d'un empereur romain ou étasuniens. Lui, il serait mort - cette fois, définitivement - il n'y a que les chats qui ont 7 vie ! - mais ça lui faisait plaisir d'y penser. Pourquoi vivre avec une femme si elle ne nous stupéfie pas un peu de temps en temps ? 

Mais elle est pourrie comme cuisinière. La honte de son sexe!

Pour le moment, il y avait par terre, près de la porte d'entrée, les livres à déménager.

Toute une pile. 

Il se demandait quand elle avait eu le temps de lire tout ça. Elle lisait tout le temps mais à ce point?

En les mettant dans une des boites de carton pliée qu'il venait de remettre en forme et de coller au ruban de 3 pouces. 3 M 375. 5-2604. Clair. Il jetait un oeil sur les titres:


La Déclaration Des Droits De La Femme Et De La Citoyenne d’Olympes de Gouges. 1789  

Ce qui lui a valu de comparaître devant le Tribunal Révolutionnaire ou le Tribunal du Peuple - pour avoir voulu philosopher et  politiquer, crimes intellectuels lui valant d’être guillotinée en 1793. 

Il voyait très bien la petite blonde comparaître devant le Tribunal Révolutionnaire et narguer ses juges. 100 000 ans de furies féminine en action. 

Ou comme Ethel Greenglass Rosenberg passer le secret de la bombe A aux russes pour équilibrer les chances et les risques. Parce que autrement, ce n'est pas du jeu. C'est toujours ou ce sera toujours le même qui gagne. 

Même si elle finissait sur la chaise électrique. 

Monsieur Dickson lisait quelques citations au dos du livre.

Elle écrivait : «tout ce qui caractérise la sottise des hommes, profane et sacrée, tout a été soumis à la cupidité et à l’ambition de ce sexe autrefois méprisable et respecté, et depuis la Révolution, respectable et méprisé »

et « La femme a le droit de monter sur l’échafaud ; elle doit avoir également celui de monter à la Tribune. » 

Son juge apprécia : «Nous voulons que les femmes soient respectées, c’est pourquoi nous les forcerons à se respecter elles-mêmes. »

Au besoin, en leur coupant la tête.

Tout le problème des femmes venant de leurs pauvres têtes. 

Récemment, un mari voulant remettre les idées de son épouse en place, la secoua - on fait ceci pour le grille-pains récalcitrant et les anciens radio à lampes et les français le faisaient avec les ampoules électriques - du temps où elles coûtaient cher - afin de remettre le filament en place, soudé par sa propre chaleur - ici, les ampoules à incandescence sont désormais interdites par la loi - et ceci lui semblant insuffisant, lui donna ensuite des coups de bâtons sur la tête. 

Pour, selon le proverbe exquis: lui mettre du plomb dans la tête quoique le bâton soit en bois. 

Mais, comme on dit aussi: c'est l'intention qui comptait. 

On sut la suite parce que son épouse apprécia modérément et prévint la police. Et il y a toujours des journalistes qui traînent dans les postes de police et les tribunaux.

On dit d'Olympes de Gouges qu’elle monta sur l’échafaud avec courage et dignité.

Une bio de Sophie Magdalena Scholl. 

Jugée au Volksgerichtshof – Le Tribunal du peuple -  encore - pour  avoir participé et dirigé La Rose Blanche - Die Weiße Rose. 

Tout le lot: haute trahison, propagande subversive, complicité avec l'ennemi et démoralisation des forces militaires. 

Terrorisme.

Elle avait jeté avec son gang d'anarchistes des feuilles avec des lettres dessus.

Guillotinée.

Encore.

1943 à Munich, Allemagne. 

Époque où les Allemands actuels donneurs de leçons de morale guillotinaient avec ferveur. 

Maintenant, ils donnent des leçons aux Russes après en avoir tué 20 millions.

Et les Ussiens donnent des punitions - pour le moment: économique - aux Russes pour les faire souffrir - pour le moment: avec modération - leur interdisant de se mêler des affaires de l'Ukraine, ex-territoire Turc. Après qu'ils aient eux-mêmes envahis l'Irak et tué. Combien? 

Et les Russes, toujours stoïques, promenaient le 9 mai - jour de commémoration de la Victoire. V. Contre les Allemands !!!! - leurs missiles nucléaires avec bombes atomiques incluses dans les rues de Moscou afin de démontrer - mais tout à fait zennement - jusqu'où peut aller leur patience.

Continuez comme ça et vous aller griller en Enfer !

Il n'y a que les animateurs des bulletins TV de nouvelles qui vont être contents.

Le Deuxième Sexe de Simone de Beauvoir

Ainsi Soit-Elle de Benoîte Groult


Louise Labé : La femme d'amour, François Pédron


Réflexions sur les causes de la liberté et de l'oppression sociale. Simone Weil

La Domination Masculine de Pierre Bourdieu

De L'Assujettissement des Femmes de John Stuart Mill

Toilettes pour Femmes de Marilyn French

La Politique du Mâle de Kate Millet

Du Côté des Petites Filles d'Elena Gianini Belotti

King Kong Theory de Virginie Despentes

Une Chambre à Soi de Virgina Woolf

Backlash de Susan Faludi

La servante Écarlate de Margarett Atwood

Soeurs, Saintes et Sybilles de Nan Goldin

The Beauty Myth de Naomi Wolf

I Know Why the Caged Bird Sings de Maya Angelou

Hommes-Femmes, Avons-Nous le Même Cerveau ? de Catherine Vidal 

Bonne question !?

Brève Histoire des Femmes au Québec de Denyse Baillargeon

Les Femmes du Refus Global de Patricia Smart

L’Euguélionne de Louky Bersianik

S.C.U.M. Manifesto de Valérie Solanas. Surtout célèbre pour avoir essayé de tuer Andy Warhol : «Rien dans cette société ne concerne les femmes. Alors, à toutes celles qui ont un brin de civisme, il ne reste qu’à renverser le gouvernement, en finir avec et supprimer le sexe masculin» 

En commençant par monsieur Warhol.

Mon enfance et Autres Tragédies Politiques d’Hélène Pedneault

Ce Sexe Qui N’en Est Pas Un de Luce Irigaray

Le Rire de la Méduse d’Hélène Cixous

La Construction Sociale De L’inégalité Des Sexes de Paola Tabet


Le Procès De Louise Michel. Compte rendu de La Gazette des Tribunaux, décembre 1871.

VIe Conseil de guerre (séant à Versailles)

Présidence de M. DELAPORTE, colonel du 12e chasseur à cheval.

Audience du 16 décembre 1871.

(…) «En conséquence, notre avis est qu'il y a lieu de mettre Louise Michel en jugement pour :

1- Attentat ayant pour but de changer le gouvernement ;
2- Attentat ayant pour but d'exciter à la guerre civile en portant les citoyens à s'armer les uns contre les autres ;
3- Pour avoir, dans un mouvement insurrectionnel, porté des armes apparentes et un uniforme militaire, et fait usage de ces armes ;
6- Complicité par provocation et machination d'assassinat des personnes retenues soit-disant comme otages par la commune ;
7- Complicité d'arrestations illégales, suivies de tortures corporelles et de morts (…)

Crimes prévus par les articles 87, 91, 150, 151, 159, 59, 60, 302, 341, 344 du code pénal et 5 de la loi du 24 mai 1834.

-  Vous avez entendu les faits dont on vous accuse. Qu'avez-vous à dire pour votre défense ?

-  Je ne veux pas me défendre, je ne veux pas être défendue. J'appartiens tout entière à la Révolution Sociale, et je déclare accepter la responsabilité de mes actes. Je l'accepte tout entière et sans restriction. Vous me reprochez d'avoir participé à l'assassinat des généraux ? À cela, je répondrais oui si je m'étais trouvée à Montmartre quand ils ont voulu faire tirer sur le peuple. Je n'aurais pas hésité à faire tirer moi-même sur ceux qui donnaient des ordres semblables.

Mais, lorsqu'ils ont été faits prisonniers, je ne comprends pas qu'on les ait fusillés, et je regarde cet acte comme une insigne lâcheté !

Quant à l'incendie de Paris, oui j'y ai participé. Je voulais opposer une barrière de flammes aux envahisseurs de Versailles. Je n'ai pas eu de complices pour ce fait. J'ai agi d'après mon propre mouvement.

- Dans une proclamation, vous avez dit qu'on devait, toutes les 24 heures, fusiller un otage ?

-  Non, j'ai seulement voulu menacer. Mais pourquoi me défendrais-je ? Je vous l'ai déjà déclaré, je me refuse à le faire. Vous êtes des hommes, vous allez me juger. Vous êtes devant moi à visage découvert. Vous êtes des hommes et moi je ne suis qu'une femme, et pourtant je vous regarde en face. Je sais bien que tout ce que je pourrais vous dire ne changera rien à votre sentence (…) je vous appartiens. Faites de moi ce qu'il vous plaira. Prenez ma vie, si vous la voulez ; je ne suis pas femme à vous la disputer un seul instant.

- Vous écriviez aussi dans les journaux, dans "Le Cri du Peuple", par exemple ?

- Oui, je ne m'en cache pas.

-  Ces journaux demandaient chaque jour la confiscation des biens du clergé et autres mesures révolutionnaires semblables. Telles étaient donc vos opinions?

- Vous reconnaissez avoir voulu assassiner M.Thiers ?

- Parfaitement... Je l'ai dit et je le répète.

- Il paraît que vous portiez divers costumes sous la Commune ?

- J'étais vêtue comme d'habitude. Je n'ajoutais qu'une ceinture rouge sur mes vêtements.

- N'avez-vous pas porté plusieurs fois un costume d'homme ?

- Une seule fois, c'était le 18 mars : je m'habillais en garde national, pour ne pas attirer les regards.

M. le capitaine Dailly prend la parole. Il demande au conseil de retrancher de la société l'accusée qui est pour elle un danger continuel.

Le Président : Accusée, avez-vous quelques choses à dire pour votre défense ?

Louise Michel : Ce que je réclame de vous, qui vous affirmez conseil de guerre, qui vous donnez comme mes juges, (…) c'est le champ de Satory où sont déjà tombés nos frères ! Il faut me retrancher de la société.  (…) Puisqu'il semble que tout cœur qui bat pour la liberté n'a droit qu'à un peu de plomb, j'en réclame une part, moi ! Si vous me laissez vivre, je ne cesserai de crier vengeance, et je dénoncerai à la vengeance de mes frères les assassins de la commission des grâces...

Le Président : Je ne puis vous laisser la parole, si vous continuez sur ce ton !

Louise Michel : J'ai fini ! Si vous n'êtes pas des lâches, tuez-moi !

Après ces paroles qui ont causé une profonde émotion dans l'auditoire, le conseil se retire pour délibérer. Au bout de quelques instants, il rentre en séance et, aux termes du verdict, Louise Michel est à l'unanimité condamnée à la déportation dans une enceinte fortifiée.
On ramène l'accusée et on lui donne connaissance du jugement. Quand le greffier lui dit qu'elle a 24 heures pour se pouvoir en révision :

"Non ! s'écrie-t-elle, il n'y a point d'appel ; mais je préférerais la mort !"

*

 « La tâche des instituteurs est de donner au peuple les moyens intellectuels de se révolter. » (Louise Michel)

La Vie passionnée de Thérèse d'Avila. BD. De Claire Bretécher

Une bonne boite à ramener à la bibliothèque. Heureusement, il n'y avais pas de frais de retard.

Encore un règlement qu'elle avait fait décider.

*

État 1.2.3.4 - 9 - 17 mai 2014
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470.167. OÙ ON SE DEMANDE MAIS PAS LONGTEMPS OÙ SE TROUVE LA PETITE BLONDE ? PENDANT QUE L'ON SUIT MONSIEUR DICKSON QUI VA AVOIR DES ENNUIS AVEC LA MORALE.

Jeudi  8 mai 2014 midi

Monsieur Dickson se levait. 

Il chercha du regard la petite blonde qui n'était pas là. Comme d'habitude. Il se demanda - mais pas longtemps - où elle pouvait être. Pensa - mais pas longtemps - qu'elle pouvait être morte ou agoniser quelque part. 

Puisqu'elle n'avait qu'une durée de vie limitée. Comme les jouets à piles. 

Pensa que c'était la vie.

Puis ne pensa rien.

Puisqu'il était déjà mort, ça n'avait aucune importance.

La dernière fois qu'il l'avait vu à la TV, elle faisait avec d'autres cousines tout un chiard à l'Assemblée Nationale - digne et noble lieu où des bandits démocratiques votent des lois pour fourrer le monde. 

Mais ce n'était pas le but de son intervention. 

Après tout, dans une démocratie, c'est la majorité, composée de crétins qui votent pour savoir qui va les enculer. Ce qu'ils subissent avec plaisir. Ou, du moins, ils ne semblent pas s'en plaindre trop trop. S'il ressentent un léger inconfort, la douleur n'est probablement pas suffisante pour qu'ils se promettent de ne plus recommencer. Car ils recommencent. Ils ne font que recommencer. Ou si cette situation leur déplaît, ils ne paraissent pas vouloir la modifier comme s'ils en avaient pris l'habitude. Situation du tapis avec le pied. Et on écrit en plus «bienvenue» dessus. 

On pourrait conclure que tout changement à cette situation ne pourrait venir que d'un gouvernement non démocratique. Société nouvelle où il leur serait interdit de voter. Ce qui amène toutes sortes de pensées déplaisantes. Donc on ne conclura rien.

Mais c'aurait pu l'être.

Comme la manifestation de la petite page de l'autre antre à voyous, le Parlement d'Ottawa. Elle avait caché des cartons qu'elle avait montré à la caméra avant d'être expulsé. Il y avait des lettres sur les cartons. On n'avait pas apprécié son orthographe. Très jolies images, cette jeune femme en uniforme noir avec ses cartons blancs et rouges et le vieux gardes costumé ancêtre et les gardes de 2 pieds de plus qui l'empoignaient. Mais comme on est ici et non dans un pays encore plus fou, on ne l'a pas tuée. Elle avait disparu.

Non. La petite blonde en avait contre le crucifix de l'Assemblée Nationale. Et elle pensait que ses seins étaient radioactifs. Ce qui est tout à fait inexact. 

Elle avait quelque chose de personnel contre Jésus. Compréhensible, étant donné ce que les sorciers chrétiens avaient fait avec les siennes. Bûchers. Cassages d'os et d'articulations. Tenailles. Pinces. Aiguilles. Afin qu'elles avouent qu'elles léchaient le cul du Diable. Et toutes avouaient avoir lécher l'anus du Diable. Péché féminin évident. 

Et on les traînaient jusqu'au lieu du sacrifice. Ou on les attachaient au poteau de bois avec un sac de poudre entre les 2 jambes. Ou de souffre. Ou de goudron. Pour que ça prenne en feu et les dévore par l'intérieur. 

Le sexe des femmes. 

La caverne du Diable. 

Le chemin de la perdition des hommes. 

Péché mortel.

En premier. Pour commencer. Déjà que les pieds nus brûlaient.

Et que la prisonnière se mettait à danser.

Et que la foule applaudissait.

Ou comme elles avaient les jambes brisées, on les faisait ramper à coups de fourches dans le cul jusqu'à ce qu'elles entrent d'elles-mêmes - volontairement- la tête la première, dans le bûcher en flamme. 

Ou 

Ou on les attachait à une échelle qui servait de civière - elles ne pouvaient plus marcher- on vient de le dire - puisqu'on avait désarticuler tous leurs os - et on balançait l'échelle dans le feu. 

On soulevait l'échelle pour bien la montrer aux enfants et hop! Ça tombe. La face dans le feu. 

Ou on les enchaînaient comme des saucisson de Bologne mais avec des chaînes bien serrées et on les recouvrait de plâtre des pieds à la tête. Ne laissant qu'un trou pour la bouche. Comme de grosses poteries antiques. Le trou pour respirer et hurler. On les tassait comme des quilles géantes mais dans une fosse. Et on mettait du bois ou du charbon de bois jusqu'aux cous. 

Puis on mettait le feu afin qu'elles bouillent lentement. Mijotent. Braisent. 

Ce qui fait que les amis de Jésus et les amies du Grand Serpent avait des problèmes interpersonnels depuis un bon moment. 

La logique de la petite blonde était que la nouvelle loi de la laïcité qui proclamait que l'État n'aimait plus autant les curés qu'avant - aurait eu pour conséquence logique - logique - le mot est important - comme Sherlock Holmes, la petite blonde a une fixation sur la logique - qu'on décroche la grosse croix avec son condamné à mort cloué. 

D'autant plus que ce n'était pas très vieux. C'était un signe de crise religieuse d'époque - pas si lointaine - l'union sacrée d'une dictature fachiste et du clergé. 

Maintenant l'union - tout aussi fachiste - était entre l'État et le Conseil du Patronat et les agences de cotation - n'avait plus besoin de la croix. Les nouveaux saints étaient les riches. Et même pas besoin de miracles ou de guérison miraculeuse approuvée par le Vatican. Il leur suffisait d'exister. 

La grosse croix qu'on avait oublié là. La petite blonde et ses soeurs (spirituelles) exigeaient qu'on aille au bout de la logique. 

Et qui oserait taper sur une femme nue. Ou à moitié nue. Si on est un homme. Bien sûr. Mais si on n'en est pas.

Finalement, la loi n'aurait concerné que les folles en tchador ou en burka. Tous les autres sorciers des sectes concurrentes sentirent le vent du boulet qui les effleurait: si l'État commençait à se mêler de culte, à dire quand et où c'est aller trop loin. S'il s'intéresserait un jour à eux et à leurs formules magiques.

La circoncision des sorciers juifs. Plus le droit de jouer avec le prépuce des bébés. La DPJ sur le dos. Comme n'importe quel pédophile. Déjà qu'on interdisait le coupage au ciseau/couteau/coquille d'huître de clitoris de fillette. Mais on va s'arrêter où ?

Et la taxe Kosher. Et les abattages rituels qui excitent tans les sorciers musulmans et juifs. 

Si un évêque se mettait subitement à visiter les abattoirs et exigeait qu'on saigne à vif les boeufs. Scandale. 

Et la dîme n'est même plus obligatoire pour les chrétiens. Quoique le curé local ait fait parvenir à la maison Dickson, la facture de son ministère. 100 ? par personne. 

Les maniaques Koscher se prennent par en arrière. Un culte minoritaire d'une ethnie minoritaire au milieu d'une église concurrente majoritaire et d'agnostiques et athées s'insinue dans des entreprises capitalistes à l'ADN programmé sans scrupule et, miracle, on réussit à imposer une taxe obligatoire à toutes ces entreprises qui font de la bouffe - un jour, ce sera celle qui font du mobilier de jardin en plastique - qui ne se bouffe pas - mais on sait jamais - qui la refile aux clients bouffeurs. Catho/communiste/athée. 

Et ces entreprises qui se lamentent comme des damnés dans l'eau bénite dès que l'État veut leur prélever un $ pour Dieu sait quoi. Mettons! La sécurité des employés. Ils cessent de se tordre soudainement de douleur. Tout le monde Zen. 

Là, ils paient. Le même genre de taxe illégale que le pizzo de la Mafia dans son racket de protection. Et la ristourne des entreprises de construction à la Mafia et à la Caisse Noire des partis politiques. Tout le monde le groin dans l'auge.

On revient à la charte des valeurs. Meuh!

La parti qui voulait mais très mollement cette loi perdit le pouvoir - ça venait de se passer, il y a pas 30 jours - contre un parti de bandits souriants qui n'avaient jamais dit un mot pendant la campagne électorale de leur vision financière qui était de vendre l'État aux plus offrants. 

Il y a peut-être des électeurs qui auraient aimé le savoir. Mettons!

Les mêmes bandits qui avaient régné pendant 8 ans qui avaient été - mollement - remplacé par un gouvernement minoritaire d'un parti concurrent qui leur ressemblait - mollement. Et la cheffe qui se prenait pour Machiavel sans savoir qu'il fallait ouvrir le livre pour le lire (on commence comme ça, ensuite, il y a des lettres et des lignes de mots et ça fait mal à la tête) - on peut pas lire un livre par transmission de pensée et ça ne fonctionne pas comme un séchoir à cheveux. 

Oubliant - on n'a jamais très bien su ce qui entrait dans sa tête ou rebondissait dessus - qu'on avait presque réélu les bandits après 8 ans de banditisme et des scandale. Qu'ils avaient été, eux, élu, par la peau des couilles. Donc, informé (?). On sait pas vraiment. Le bruit du séchoir à cheveux encore. 

Elle avait joué à quitte ou double. 

Mieux. 

Quitte. C'est pas assez amusant.

Zéro et double. 

Ouaaah!

Je joue aux dés ma maison contre une plus grosse. Si je perd, je perd ma maison. Mais si je gagne, j'en aurais une grosse. 

Donc tu lances une prière à l'Univers.

Il y a 5,999,999 de juifs, approximativement, qui en ont lancé des prières comme ça à l'Univers pendant leur séjour au Club Med vert de gris. 


«Le silence éternel de ces espaces infinis m’effraie.» 

Blaise Pascal avait pensé quelque chose du genre et son contraire et, pour lui, c'était une idée d'incroyant alors que lui, croyait. Et avait même eu une révélation. Comme la petite blonde. 

«Je vois ces effroyables espaces de l’univers qui m’enferment, et je me trouve attaché à un coin de cette vaste étendue, sans que je sache pourquoi je suis plutôt placé en ce lieu qu’en un autre, ni pourquoi ce peu de temps qui m’est donné à vivre  (…) toute l’éternité qui m’a précédé et de toute celle qui me suit. Je ne vois que des infinités de toutes parts, qui m’enferment comme un atome et comme une ombre qui ne dure qu’un instant sans retour. Tout ce que je connais est que je dois bientôt mourir.»

Et la petite blonde veut changer l'univers avec ses seins. Avec de la gouache et de la peinture aux doigts, c'est encore mieux. Mais même sans peinture à l'eau, c'est tout à fait très bien.

Mais on n'est pas dans la métaphysique ou la théologie. Dans la simple politique.

Il y a un proverbe qui dit «lâcher la proie pour l'ombre». 

Donc. 

Un parti minoritaire élu pour 4 ou 5 ans, après 18 mois, se lança à l'eau pour avoir un gouvernement majoritaire et fut tout mouillé. 

Il y a probablement une morale là-dedans. 

Ou, comme on disait avant: une leçon de chose.

Vous voyez! Mes petits enfants! Il ne faut pas faire comme la madame pas de tête. 

Le livre le Principe de Peter, explique ça très bien.

Cioran aussi. 

Faisant un lot de chômeurs parmi ses ministres et députés. 

Un homme à la TV essaie de s'expliquer ce qui s'est passé. Pourquoi ça a été si mal. Alors que tous les sondages étaient favorables. Jusqu'à 3 jours du vote. Il y a même un congrès où les perdants et les rares sauvés des eaux essayeront de s'expliquer à eux-mêmes ce qu'ils ont vécu. 

Sans chercher de bouc émissaire. 

Mais déjà quelques têtes sont tombées. Pour crime de trop de légèreté.

Et l'homme à la TV qui disait: je me retrouve devant rien et j'étais ministre. Je vais rencontrer mes ex-collègues pour.

Et la cheffe qui avait tout pensé - en tâtant Machiavel - perdit son poste de député - dans son comté, on préféra voter pour une inconnue - son poste de chef de parti et son trône de première première ministre. Elle aura une ligne dans un livre d'Histoire historiques locales. 

Et les crétins avaient voté - majoritairement - pour se faire enculer durablement. C'avait avait duré 8 ans. Ça leur manquait. Cette fois, ce sera pour 5 ans. 

Aaaaahhhhh!

Comme le bonhomme qui se promène avec un tube fluorescent dans le cul et qui dit qu'il aime ça et qu'en plus il éclaire le monde.

Bonjour dans ta tête !








Photo 1. http://i.cbc.ca/1.1755391.1379131954!/httpImage/image.jpg_gen/derivatives/16x9_620/image.jpg

Photo 2. Sean Kilpatrick. Canadian Press


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Photo 5. What if she had been carrying anthrax instead of a ‘Stop Harper’ sign?

http://www.youtube.com/watch?v=8e1Ci9e730I

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État 1.2 - 8. 9 mai 2014

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